Maman un jour... Fiv en retour...

Parcours d'une battante, qui met son courage en oeuvre pour garder l'espoir d'être un jour Maman.

29 août 2007

l'embryon lors d'une fiv

Bien entendu les informations DU post précedent tiennent compte d'une grossesse normale. Dans le contexte de procréation assistée médicalement, l'évolution de l'embryon se passe autrement... C'est pourquoi une foule de questions se posent à nous... Chaque petit symptômes nous alerte, car cette grossesse (s'il y a) est précieuse. Nous faisons tellement de sacrifices, nous avons un traitement lourd et psychologiquement tout cela avec l'attente, n'est pas facile à gérer au quotidien. D'où l'intérêt de s'informer. Pour ne pas fonder ses espoirs dans une symbolique mais plutôt que une réalité... Alors, voilà, même si la grossesse (si elle a lieu) prend son cours elle sera normale au même titre que n'importe quelle femme normalement féconde. Mais pour y voir plus clair et dans notre cas, il faut tenir compte de ces informations.

L'EMBRYON lors d'une FIV

Qu'entend-on par embryon ?

A la fin de la fécondation, l'oeuf se divise en 2 cellules, puis 4, puis 8, et ainsi de suite. Il y aura environ 200 cellules au bout d'une semaine. Ces divisions cellulaires continueront ensuite, fournissant des milliers de cellules qui vont s'agencer pour donner les ébauches des futurs organes. Tous ces stades, depuis le ler jour (2 cellules) jusqu'au 2ème mois, portent le nom dembryon. Par la suite, on parle de foetus, dans lequel progressivement les ébauches précédentes se transforment en organes définitifs (des milliards de cellules). En pratique, en FIV, ce sont les tous premiers stades embryonnaires que l'on observe : 2 jours après la mise en présence des gamètes, ce sont des stades à 4 cellules en moyenne. Mais la culture peut être prolongée jusqu'à 7 jours au maximum jusqu'au stade blastocyste.


Toutes les tentatives fournissent-elles un embryon ?

Non. Mais tout dépend de la durée de la culture embryonnaire.
Au bout de 2 jours, dans 20 % des tentatives il n'y a pas d'embryon. En effet, 60 % seulement des ovocytes sont fécondés mais tous ne terminent pas la fécondation en se transformant en embryon. Mais comme il y a presque toujours plusieurs ovocytes par tentative, il y a obtention d'au moins un embryon dans 80 % des tentatives. Au bout de 7 jours, dans 35 à 40 % des tentatives, il n'y a pas de blastocyste, c'est-à-dire d'embryon transférable.

La culture prolongée est elle donc néfaste ?

Non. Elle n'altère pas la viabilité embryonnaire ; elle sélectionne les embryons les plus viables, les autres arrêtant leur développement plus ou moins rapidement.

Le nombre d'embryons varie-t-il selon les tentatives ?

Oui. Il varie bien sûr en fonction du nombre initial d'ovocytes et du taux de fécondation. Au bout de deux jours il est en moyenne de 4 mais, il peut varier de 0 à 30. Les chiffres supérieurs à 10 sont rares (4 % des tentatives) et les chiffres supérieurs à 15 exceptionnels (moins de1% des tentatives). Au bout de 7 jours, ces chiffres sont évidemment très diminués.

Quelles sont les causes de la non viabilité embryonnaire ?

Elle est fonction de :
- la présence d'éventuelles anomalies chromosomiques,
- la maturité des Ovocytes qui les ont fournis,
- peut être de la qualité des spermatozoïdes.

D'où proviennent les anomalies chromosomiques des embryons ?

On a vu que 25 à 30 % des ovocytes et 10 % des spermatozoïdes portent une anomalie chromosomique ; il est donc logique qu'il Y ait 35 à 40 % des oeufs qui portent à leur tour ces anomalies. Et on peut y ajouter les 10 % d'oeufs polyspermiques (à 3 pro-noyaux) et parthénogénétiques provenant des fécondations anormales. Il y a donc au moins 50 % d'embryons porteurs d'une anomalie chromosomique.

Ces anomalies chromosomiques des embryons sont-elles plus fréquentes en FIV qu'en reproduction spontanée ?

Peut-être. On estime qu'en reproduction spontanée, ce taux d'anomalies est du même ordre (50 %). Il est toutefois possible que ce taux soit légèrement supérieur en FIV (plus d'anomalies ovocytaires ? plus de polyspermies ?) mais cela n'est pas formellement démontré.

Quel est le devenir des embryons porteurs d'anomalies chromosomiques ?

Leur développement s'arrête souvent très tôt, le plus souvent avant la nidation ; certains peuvent se nider, mais pour la plupart, ils cesseront leur développement avant la fin du 3ème mois (fausses couches spontanées précoces).
Finalement, moins de 1 % d'entre eux seulement arriveront à terme, en donnant, le plus souvent, un enfant porteur d'anomalies. Tout ceci comme en reproduction spontanée.

Peut-on repérer les embryons porteurs d'anomalies chromosomiques ?

Techniquement il est possible de le faire en pratiquant un caryotype sur l'une des cellules prélevées à l'embryon : il s'agit d'un DPI (diagnostic pré-implantatoire). Mais cette technique de développement est réservée à des cas particuliers.
Ces embryons peuvent avoir le même aspect et la même vitesse de développement que les autres; le taux d'anomalies chromosomiques est en revanche très élevé chez les embryons dont la forme est tout à fait atypique.

Qu'en est-il des embryons provenant des d'ovocytes immatures ?

On a vu que certains ovocytes incomplètement matures peuvent être fécondés et donner des embryons. Or, les premiers stades du développement se déroulent de manière autonome (ce n'est plus le cas à partir de la nidation) grâce à des substances élaborées par l'ovocyte avant l'ovulation, pendant sa phase de maturation, et se retrouvant évidemment dans l'oeuf puis l'embryon. Si la maturité est imparfaite, ces substances font défaut et le développement sera compromis. Cet aspect de la viabilité embryonnaire est donc tout à fait lié à la maturité ovocytaire. L'immaturité ovocytaire peut aussi être cause d'anomalies chromosomiques.
On ne sait pas exactement quel est le pourcentage de ces embryons peu viables ; des calculs montrent qu'il n'est sûrement pas inférieur à 20 % ; il est en tout cas bien plus élevé qu'en reproduction spontanée. Il varie aussi d'une tentative à l'autre.

Quel est le devenir des embryons provenant d'ovocytes immatures ?

Leur développement s'arrête très tât. Il est probable qu'ils ne terminent que très rarement la nidation. De ce fait, ils n'ont que peu de chances d'entraîner l'apparition d'une grossesse clinique.

Peut-on repérer les embryons provenant d'ovocytes immatures ?

De manière très imparfaite, au bout de 2 jours de culture, au vu de leur aspect morphologique. Il est à ce stade assez variable et on peut le décrire sans endommager les cellules : peuvent varier le nombre, la taille, la forme, l'aspect des cellules, l'aspect des enveloppes, de la zone pellucide et du cumulus, etc. On a pu définir un embryon «idéal» et des variantes diverses qui en sont plus ou moins éloignées; et on peut approximativement les classer en embryons de type 1, 2, 3 et 4 (ou A, B, C, D) par ordre de qualité décroissante : les plus viables sont de type 1 et les moins viables de type 4. Il s'agit là d'une corrélation statistique, et il est évident qu'on ne peut pas au cas par cas prévoir le devenir d'un embryon donné (sauf s'il est de type 4, pour lequel les chances de survie sont nulles).
Cependant, même avec la culture prolongée, on selectionne une bonne partie des embryons viables.

Qu'en est-il des embryons provenant de spermatozoïdes issus de sperme de très mauvaise qualité ?

On a longtemps supposé que lorsque la fécondation est réalisée avec des spermes de très mauvaise qualité, donc en ICSI, les embryons formés pourraient être de viabilité réduite, soit parce que les anomalies chromosomiques de ces spermatozoides seraient plus nombreuses, soit-parce que ces spermatozoides ne contiennent pas les éléments indispensables à la survie d'un embryon. Avec la pratique de la culture prolongée, on sait maintenant que cette hypothèse est vraie : le pourcentage d'embryons atteignant le 7ème jour est significativement plus faible.

Peut on apprécier la vitalité d'ensemble du lot d'embryons obtenus ?

Oui, mais de manière imprécise. Il y a d'autant plus de chances d'avoir un ou plusieurs embryons viables, que l'ensemble du lot d'ovocytes est mature, c'est à-dire :
- que le taux de recueil est élevé,
- que le taux de fécondation est élevé ,
- que le nombre d'ovocytes totalement immatures est faible,
- que le nombre d'embryons de type 1 et 2 est élevé.

Peut-on diagnostiquer le sexe des embryons ?

Il est techniquement possible de déceler la présence d'un chromosome sexuel dans une des cellules prélevée chez l'embryon, le reste de l'embryon se développant cependant de façon tout à fait normale.
Cependant, cette méthode de diagnostic pré-implantatoire (DPI) n'est acceptable que s'il y a un risque d'apparition d'une maladie génétique liée au sexe.

Peut-on diagnostiquer des anomalies géniques chez l'embryon ?

Selon la même technique, on peut faire le diagnostic de certains gènes morbides (c'est-à-dire pouvant entraîner des maladies) chez l'embryon avant l'implantation, ceci toujours chez des couples connus comme étant à risque. La liste de ces anomalies est en cours de définition car elles ne sont pas toutes diagnosticables et il faut fixer une limite en fonction de leur degré de gravité et de leur fréquence.
On pourrait, après diagnostic, corriger l'anomalie dans l'embryon, Ces techniques, dites de transgénose, s'opèrent chez les animaux, sans être encore complètement maitrisées. Elles sont par avance interdites chez l'être humain.

qu'est-ce que le DPI ?

Il s'agit du diagnostic pré-implantatoire qui permet la détection d'anomalies génétiques chez l'embryon aux tous premiers stades de son développement, En pratique, lors d'une fécondation in vitro, une cellule de l'embryon est prélevée et le diagnostic est fait sur cette cellule à l'aide de techniques complexes de laboratoire. Ce DPI est réservé aux couples connus comme étant à risque de transmission à l'enfant d'une maladie génétique d'une particulière gravité.


Un embryon n'en vaut pas un autre ; ils n'ont pas nécessairement la même viabilité.

Le lot d'embryons obtenus est en principe hétérogène du point de vue de la viabilité.

On ne sait pas reconnaître les embryons non viables du fait d'une anomalie chromosomique (sauf exceptions).

On ne sait reconnaître qu'imparfaitement, grâce à leur morphologie, les embryons non viables provenant d'ovocytes incomplètement matures.

On peut apprécier dans une certaine mesure la viabilité de l'ensemble du lot d'embryons.

zeny

Posté par mimiboumm à 14:25 - INFOS PMA - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Mais c'est un boulot de dingue que tu fais toi... félicitation, je suis scotchée !!
Garde des forces pour partir en Australie quand même.
Mille bisous bisous

Posté par Troumph, 31 août 2007 à 21:34

Je suis arrivée sur ce blog par hasard.Je suis en essai bb depuis peu...Je suis touchée parce que je viens de lire.Bon couarage et merci pour toutes ces information!

Posté par azenor, 03 septembre 2007 à 17:12

Coucou Azenor, merci et bienvenue ! Je suis heureuse de pouvoir t'apporter des infos. Tout plein de bonnes choses à toi aussi ;)

Posté par mimiboumm, 03 septembre 2007 à 20:02

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